English  
     
 
 

 

À travers les âmes éteintes

"L’être humain ressemble au lieu où il vit. Il ressemble à l’eau de ce lieu, à la terre de ce lieu, à sa nostalgie et à son mensonge"
Epid Cansever

"L’espace prend la forme de mon regard"
Ali Ihtiyar


Ali Ihtiyar
1.Le berceau de l'Anatolie (naissance)


2. La mort

 

"Je suis né en Anatolie à une date indéterminée et de peu d'importance pour moi. Cela fait environ dix ans que je prends des photos traitant de l'émigration, et des déplacements qui se vivent en Anatolie. L'exposition que j'ai préparée pour vous est constituée d'un court-métrage et des photographies. La plupart de ces photographies ont été prises dans l'est de l'Anatolie, dans les régions où la population kurde alévie est dense. Dans mes photographies en noir et blanc, j'ai voulu montrer les visages d'êtres disparus; dans mes photographies en couleurs, les lieux où ces visages disparus ont vécu et les traces qui sont demeurées de ces vies. Il s'agit de traces qui n'existent plus ou qui tentent d'exister dans le monde actuel et qui représentent: la simplicité, l'amitié, la croyance, la fidélité, le partage... et la nostalgie qu'éveillent maintenant ces notions. Il est devenu très difficile de comprendre cet univers imaginaire. Combien de migrations, de guerrres, et d'exils ont eu lieu depuis? Mais l'être humain n'a jamais oublié ni sa vie, ni ce qui a été vécu."


Ali Ihtiyar : : Biographie

L’artiste est né en Turquie, en 1971. De 1997 à 2001, il a complété une majeure en arts, film et production télévisuelle ainsi qu’une maîtrise à l’Université Marmara d’Istanbul. Il a participé à divers projets individuels ou collectifs en tant que réalisateur et directeur photo. Sa formation en cinéma a vraiment débuté par la photographie. Il possède ainsi dix années d’expérience en photographie, ayant travaillé, entre autres, sur des documentaires et des sessions de photos commerciales ou publicitaires. Il a aussi pris de photos pour les couvertures des albums de Kalan Music (la maison de disques de musique traditionnelle anatolienne la plus importante du monde) .



3. Le chaos de la ville moderne


4. La vie contenue dans la paume d'une main


5. L'enfant qui lit le Coran

6. Seule

Ses plus importantes photos ont été réalisées pour les couvertures des albums de Djivan Gasparyan, un musicien joueur de doudouk de réputation internationale d’origine arménienne, et d’Erkan Ogur, guitariste également fort réputé. Son travail a été classé par la World Photographic Academy parmi ceux de dix photographes des plus connus, et a été choisi, sur le plan professionnel, pour faire partie de la liste courte dans la catégorie Portrait. Ses photos ont été évaluées par des membres du Conseil honoraire, dont Elliott Erwitt, Nan Goldin, Susan Meiselas, Martin Parr, Bruce Davidson, Rankin, Tom Stoddart, Mary Ellen – Mark, Martine Franck et Stephen Cohen. Au concours de la World Photographic Academy (WPA), il a représenté le Canada et ses photos furent publiées sur le site web de la WPA et dans certains journaux européens.




 

Les thèmes principaux des travaux originaux de l’artiste, lui-même immigrant et membre d’une minorité religieuse, celle des Kurdes alevis, portent sur la migration, la religion, les relations humaines, dans le temps et l’espace ; cette « migration » est d’ailleurs présentée comme un fait important qui a profondément marqué la vie de l’artiste depuis qu’il est enfant.

Il a pu, comme photographe, saisir des moments de la migration de paysans kurdes alevis installés maintenant depuis plus d’une décennie dans l’est de l’Anatolie. Grâce à ses visites dans les villages abandonnés par ces paysans, l’artiste a pu observer les objets symboliques ainsi que ceux des rituels que ces immigrants ont laissés derrière eux, croyant toujours que ceux-ci continueront à protéger leur maison et leur village. Les photos d’Ihtiyar mettent l’accent sur ces objets symboliques, De plus, selon la mystique des Alevis, le lieu d’où l’on vient est le centre de toute chose, et l’homme va et vient depuis cet endroit. L’artiste a en outre associé cette croyance au phénomène migratoire, car l’immigration force l’homme à quitter ce lieu d’origine et à se retrouver « sans lieu ». C’est ce que révèlent les photos de l’artiste en dépeignant des objets symboliques et servant aux rituels.

 


7. Hors de tout lieu

Top

 

 

 

 
 

Heures d'ouverture:

Mar-Ven 11h - 19h

Sam & Dim: 12h - 18h

     
© 2007 MEKIC INC  

a propos de nous | nous joindre | plan de site