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TAAROF, IMAGES DE LA DOUCEUR IRANIENNE
Exposition de photographies de Cornelis van Voorthuizen
Du 22 mai au 14 juin 2009
Galerie d’art MEKIC en collaboration avec le festival Accès Asie présente l’exposition de photographies de Cornelis van Voorthuizen qui illustre des images de la douceur iranienne. Lors de ses voyages en Iran, le photographe a été touché par la gentillesse des personnes qu’il a rencontrées sur son parcours. Chacune l’invitant à partager un repas ou à déguster un thé dans sa maison, que ce soit à Téhéran, Isfahan, Shiraz ou Yazd. Le titre de l’exposition, Taarof, signifie justement cet art iranien de l’hospitalité qui est enraciné dans chaque individu.
Les photographies de Cornelis van Voorthuizen évoquent cette douceur que l’on trouve dans le regard aimable, le sourire paisible, ou encore dans la position corporelle de ces hommes et de ces femmes captés dans des scènes du quotidien. En hommage à cette caractéristique profondément ancrée, le photographe propose une série de clichés d’une beauté subtile, usant de la force des tirages en noir et blanc. Les portraits dévoilent ce petit quelque chose de fondamentalement culturel mais complètement humain.
Cornelis van Voorthuizen
Cornelis van Voorthuizen a commencé à s'intéresser à la photographie à l'âge de douze ans lorsqu'il habitait au Kenya. Depuis il a parcouru le monde à documenter les multiples cultures. Que ce soit au Brésil, en Géorgie, en Inde, en Russie, au Maroc, en Ukraine, en Algérie, au Royaume-Unis, au Mexique, en Argentine, en Finlande ou ailleurs, son approche est toujours restée la même: documenter et comprendre les cultures locales et la vie quotidienne.
Un exemple sur lequel il aime élaborer c'est la préparation du thé: même si c'est une cérémonie universelle chaque culture possède une manière distincte de faire les préparatifs et de le servir. Ce qu'il recherche par dessus-tout c'est se fondre le plus possible dans les diveres communautés en aidant aux multiples tâches ménagères et seulement après un certain temps, il sortira sa caméra pour prendre des clichés. La session des photo, spontanée ou préparée, demeure un dialogue entre le sujet et le photographe. L'utilisation d'un format moyen de caméra facilite la conversation puisque le visage du photographe n'est pas caché derrière l'appareil. A l'ère digitale, Cornelis van Voorthuizen demeure fidèle au film en noir et en blanc et adore se retrouver dans la chambre noire pour développer ses pellicules et imprimer ses images.
Né aux Pays-Bas, l’artiste a grandi au Rwanda, Kenya et aux Etats-Unis. Actuellement, il demeure à Paris. Afin de développer ses connaissances en photographie, il a suivi des séminaires à l’Institut Smithsonian à Washington DC et il est diplômé de l’Institut Brooks de photographie à Santa Barbara, en Californie. Il a été invité à présenter ses photographies dans des musées et galeries à Washington DC, Santa-Barbara, Paris, Nantes et Villeneuve-sur-Lot en France, Bruges en Belgique, Tamanghasset en Algérie, Elche en Espagne et Helsinki en Finlande. Il enseigne la photographie à la Parsons School of Art and Design à Paris.

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